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CHRONIQUE

CHRONIQUEYvette PARES : SIDA, de l'échec à l'espoir. Le regard d'une scientifique, médecin et tradipraticienne (éditions Yves Michel)
J'aime votre livre pour une raison toute simple : il permet de ne pas désespérer de l'Afrique et de ses connaissances. J'aime votre livre parce qu'il montre que la médecine occidentale n'est pas infaillible. Il me conforte surtout dans ma position. En effet, je suis de ceux qui s'étonnent que l'on dise que le paludisme fait plus de morts que le sida en Afrique. Je m'étonne parce que je me demande comment nos parents se soignaient à l'époque. Quand j'étais malade du paludisme, ma mère ne m'emmenait jamais à l'hôpital car elle me soignait elle-même à partir des feuilles et des écorces de l'acacia. Cet arbre qui contribue à la fabrication de la nivaquine. Des médicaments se vendent sur les marchés pour soigner certaines maladies. Mais les africains sont devenus plus royalistes que les rois occidentaux. Ils ne croient plus en leurs connaissances. Ils méprisent les savoirs des tradipraticiens quand, en Chine, tout étudiant en médecine doit faire, obligatoirement, une année de stage chez un tradipraticien. J'apprécie votre étude parce qu'elle montre l'espoir que peut représenter la médecine africaine et asiatique. Celle qui est au contact de la nature qui place l'humain au centre de ses préoccupations. Vous dénoncez assez bien la philosophie qui veut que le sida devienne le moteur d'une industrie pharmaceutique avide d'argent. Oui, cette maladie que les scientifiques occidentaux n'arrivent pas à guérir, est devenue un véritable business. Avec vous, on peut dénoncer le business du sida qui tue de plus en plus de personnes à travers le monde. Sans que l'on sache comment les occidentaux font pour compter les personnes atteintes de cette maladie dans le tiers-monde. Donnant l'impression que les malades, en Europe et en Amérique, sont de moins de moins atteints. Votre ouvrage permet de montrer que les médecins africains se sont éloignés de leurs racines. J'aime votre essai parce qu'il montre les forces de ce continent qui continue de respecter l'environnement et qui, ainsi que le disait Anne-Cécile Robert, peut venir au secours de l'occident dans cette guerre contre le sida. Votre appel à une collaboration entre médecine occidentale, médecine asiatique et africaine est une bonne idée. Peut-être que les responsables politiques africains réaliseront qu'ils doivent inscrire cette pratique aux programmes des études de médecine. Une richesse à respecter et à considérer.
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